L’autre Drive

Les méthodes de communication de Leclerc sont toujours oscarisables en terme de jeu d’acteur et de composition qui vous font passer le capitalisme de base en défense du consommateur. Il semble que leur politique RH soit à la hauteur de leur com’

Au moment de l’embauche, on m’avait présenté la société comme une « entreprise sociale ».

J’ai réussi à faire virer quelqu’un d’autre

L’instrument de cette précarité extrême, la « scannette », s’empresse de surveiller sournoisement. C’est l’outil indispensable ainsi que l’espion infiltré des supérieurs. Greffée à notre main, elle enregistre le temps que le travailleur met entre chaque article, le temps qu’il met pour effectuer une commande et le temps où « il ne fait rien ».

Postés devant leur ordinateur, les supérieurs nous suivent pas à pas, minute par minute, dans l’immensité de ce hangar.

Les travailleurs sont alors mis, sans le savoir, en concurrence, non pas sur la qualité de leur travail mais sur les statistiques créées par leur performance. J’ai fait l’expérience de mauvaises statistiques et la sanction est immédiate : la révocation.

Les scanettes (Laure B.)
Le directeur vient à la fin de chaque mois et fait le tri. Il renvoie les cinq derniers qui se trouvent à ce moment-là en fin de liste [avec de mauvaises statistiques, ndlr]. Ce qui aurait dû être mon cas.

Un avertissement m’a été donné et j’avais deux heures, montre en main, pour remonter. La course s’engage pour moi dans le hangar en attrapant les produits disposés sur les étagères, les jetant dans les sacs sans savoir si j’écrase le pain ou les chips, enchaîner les commandes et bousculer les collègues dans les rayons.

Après tous ces kilomètres parcourus dans la poussière des cartons et la volonté de garder ce travail, j’ai réussi à remonter dans les statistiques et faire virer quelqu’un d’autre.

Drive : clients, savez-vous ce qui se passe dans le hangar ? | Rue89.

Du cheval… et alors ?

Mangalarga Marchador Conformação - Wikipedia

Ce qui a choqué dans cette histoire, c’est que les industriels mentent. Qu’ils écrivent « pur bœuf » sur l’emballage de leurs lasagnes, mais qu’ils utilisent du cheval. Et c’est là qu’on se trompe de combat. Car cheval, bœuf, agneau, porc, veau…, ceci ne fait aucune réelle différence (sauf sur le plan moral ou religieux, mais c’est un autre débat).

Le vrai problème, c’est ce que les consommateurs comprennent de la mention « bœuf ». Quand ils lisent « pur bœuf » sur un emballage en carton recyclé contenant une barquette thermoformée moulée dans son film plastique attendant sagement d’être placée dans un micro-ondes, ils imaginent… DU MUSCLE de bœuf.

Ils ont l’impression d’être chez le boucher de la rue Gama, qui leur prépare un onglet ou un faux-filet. Au fond d’eux-mêmes et de leur porte-monnaie, ils le savent bien, que ça n’est pas possible. Derrière le mot « bœuf », les industriels, eux, mettent pleins de choses. A commencer par du MINERAI.

via Des lasagnes au cheval… et alors ? Tout est bon dans le cheval | Les dessous de l’assiette | Rue89 Les blogs.

La boucle est bouclée

La surconsommation.

Pas de Fareinheit 451 à Tambouctou

Voilà ce qui s’appelle de la prescience ou au moins de la prévoyance : les bibliothécaires de la librairie de Tombouctou ont déplacé en secret environ 28000 manuscrits vers Mopti depuis 1 an depuis l’arrivée des islamistes fan d’autodafé dans le nord du pays…
Kuddos à vous : la plume est plus forte que l’épée…

FILE - In this Friday, Feb. 1, 2013 file photo, Abdoulaye Cisse, who lives in the Timbuktu area, holds open a book at the Hamed Baba book repository, one of the world's most precious collections of ancient manuscripts, in Timbuktu, Mali. Islamists claimed they burned most of the holy books there, and for eight days the fire alarm blared inside the repository. But because of the ingenuity of the people of Timbuktu, who hid manuscripts in millet bags, the al-Qaida-linked extremists succeeded in destroying only 5 percent of the collection. (AP Photo/Harouna Traore, File)

Their final act before leaving was to go through the exhibition room in the institute, as well as the whitewashed laboratory used to restore the age-old parchments. They grabbed the books they found and burned them.

However, they didn’t bother searching the old building, where an elderly man named Abba Alhadi has spent 40 of his 72 years on earth taking care of rare manuscripts. The illiterate old man, who walks with a cane and looks like a character from the Bible, was the perfect foil for the Islamists. They wrongly assumed that the city’s European-educated elite would be the ones trying to save the manuscripts, he said.

So last August, Alhadi began stuffing the thousands of books into empty rice and millet sacks.

At night, he loaded the millet sacks onto the type of trolley used to cart boxes of vegetables to the market. He pushed them across town and piled them into a lorry and onto the backs of motorcycles, which drove them to the banks of the Niger River.

From there, they floated down to the central Malian town of Mopti in a pinasse, a narrow, canoe-like boat. Then cars drove them from Mopti, the first government-controlled town, to Mali’s capital, Bamako, over 600 miles (1,000 kilometers) from here.

« I have spent my life protecting these manuscripts. This has been my life’s work. And I had to come to terms with the fact that I could no longer protect them here, » said Alhadi. « It hurt me deeply to see them go, but I took strength knowing that they were being sent to a safe place. »

It took two weeks in all to spirit out the bulk of the collection, around 28,000 texts housed in the old building covering the subjects of theology, astronomy, geography and more.

People of Timbuktu save manuscripts from invaders.